Le sommeil :
Un contrat de confiance entre le corps et le cerveau !

Quand vous baillez et que vos yeux deviennent lourds, ce sont les signes que votre corps a besoin de repos. Nous écoutons les autres appels de notre cerveau et de notre corps, mais nous sommes souvent sourds aux signaux de notre sommeil. L’insomnie vient quand vous résistez à la vague de sommeil et n’écoutez pas les signaux. De nombreux insomniaques cherchent en vain à augmenter la durée de leur sommeil sans se rendre compte que l’approfondir, ce qui est généralement plus facile, résoudrait leur problème.

Les somnifères en particulier les barbituriques (…) perturbent et raccourcissent les phases de sommeil, le résultat un sommeil qui est beaucoup moins régénérateur sur les plans physique et psychologique. L’insomnie est principalement la conséquence d’un non respect de notre horloge biologique. Nous devons adapter nos horaires à nos rythmes intérieurs et ne pas tenter le contraire. Un bon sommeil est avant tout une question de confiance en son cerveau, son corps et confiance dans la nature. Cette confiance est le contraire de se soucier du repos, et c’est l’arme absolue contre l’insomnie.

Il y a une raison pour laquelle la privation de sommeil est une forme de torture: sans sommeil, nos esprits et nos corps échouent. Une formation efficace pour les coureurs doit inclure une bonne nuit de sommeil et un repos réparateur. Si vous voulez courir eh bien, vous devez bien dormir !  S’endormir et dormir ne sont pas des actes volontaires. Notre cerveau nous endort en changeant son rythme cérébral. La somnolence entraîne une dissolution graduelle et une érosion progressive de la conscience ; il y a un relâchement de notre attention, de notre logique et de notre volonté. Il y a aussi un arrêt des fonctions cognitives, des fonctions telles que prendre un intérêt pour les choses, analyser des idées, se sentir responsable, utiliser nos souvenirs, et même garder une trace du temps. Tandis que l’on s’endort, notre sens du temps ralentit ; cela peut donner l’impression que le processus prend plus de temps qu’il le fait en réalité.

Tout comme notre besoin de manger, de boire ou d’aller au toilette, nous n’arrivons pas à décider et à contrôler lorsque nous avons besoin de dormir ni pour combien de temps. La marée du sommeil vient à nous chaque nuit, et quand il fait chaud et que des vagues réconfortantes nous parviennent, il ne reste plus qu’à lâcher prise et se laisser emporter sans résister. Nous écoutons les autres appels de notre cerveau et de notre corps, mais nous sommes souvent sourds aux signaux de notre sommeil. Quand vous baillez et que vos yeux deviennent lourds, ce sont les signes que votre corps a besoin de repos. Pourtant combien de fois les ignorez-vous en regardant un autre épisode de télévision, faisant le tour des réseaux sociaux pendant encore une demi-heure, faisant tout ignorer le message de votre corps qui veut dormir ? L’insomnie vient quand vous résistez à la vague de sommeil et n’écoutez pas les signaux, vous condamnant à rester sur la plage de WakefulNess (Eveil), tournant et tournant, attendant la prochaine marée de sommeil.

Le sommeil a deux dimensions. La première est sa longueur, et c’est sur celle-ci que nous avons tendance à nous concentrer – combien d’heures a duré notre nuit. Nous oublions souvent la deuxième dimension, qui est la profondeur ou qualité de notre sommeil. Ceci explique pourquoi vous pouvez dormir longtemps et être quand même fatigué: “toi, tu n’as pas assez dormi”. Pendant la nuit, nous passons à travers une série de quatre à six cycles de sommeil, chacun contenant cinq phases. Afin d’obtenir un sommeil de haute qualité, ces cycles et phases doivent se dérouler dans un ordre déterminé, avoir une certaine durée et la cadence, et être en proportion l’un avec l’autre. Si l’un de ces facteurs est perturbé, nous aurons un sommeil de mauvaise qualité même s’il est suffisant en quantité. De nombreux insomniaques cherchent en vain à augmenter la durée de leur sommeil sans se rendre compte que l’approfondir, ce qui est généralement plus facile, résoudrait leur problème. Un moyen simple de le faire est d’écouter les rythmes et les signaux de votre corps et de les suivre: allez au lit quand votre corps vous dit que vous êtes fatigué, pas quand l’horloge ou les conventions sociales vous le dictent. Sachez que nous ne pouvons pas changer la longueur de nos cycles biologiques, ils sont prédéterminés. Certaines personnes ont besoin de plus de sommeil que d’autres. Certaines personnes se sentent fatiguées plus tôt que d’autres. Nous devons adapter nos horaires à nos rythmes intérieurs et ne pas tenter le contraire, que notre intérieur corresponde à nos horaires. L’insomnie est principalement la conséquence d’un non respect de notre horloge biologique. Les personnes qui en souffrent vivent souvent leur vie hors de leur cycle biologique. Les somnifères, en particulier les barbituriques, ne sont pas les solutions. Leur prise permet d’avoir un quantité généreuse de sommeil mais d’une qualité très médiocre. Ces pilules perturbent et raccourcissent le sommeil profond (phase 4) ainsi que la phase des mouvements oculaires rapides et du sommeil paradoxal dans laquelle les rêves se produisent (phase 5). En conséquence, ils offrent comme résultat un sommeil qui est beaucoup moins régénérateur sur les plans physique et psychologique.
Pour bien dormir, il faut avant tout faire confiance à son cerveau, à son corps et à la nature. Ayez une totale confiance dans le désir qu’a votre corps de dormir. Cette confiance est le contraire de se soucier du repos, et c’est l’arme absolue contre l’insomnie.
Nos cerveaux connaissent nos besoins. Si on les laisse simplement faire leur travail, ils vont s’adapter et s’ajuster chaque jour en conséquence.

“Un bon sommeil est avant tout une question de confiance en son cerveau, son corps et confiance dans la nature”.